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«Cloud computing»: un piège à cons?

Quand des cartes de crédit sont « hackés » chez Sony pour le Playstation ou le IStore, c’est bien cute. Tout le monde trouve ca drôle!

Mais trouveriez-vous ca aussi drole si c’était votre NAS, votre état de compte, votre numéro de permis de conduire, votre numéro de RAMQ, votre testament, vos mandat d’inaptitudes, vos numéros de comptes REER, non-REER, CELI, REEE.

L’Infonuagique (ou cloud computing) a sa place, mais dans la même juridiction que pour vos clients, et encrypté selon les règles de l’art, et un controle total sur le serveur.

Sinon, vous risquez d’être ciblé par les autorités de la conformité du domaine dans lequel vous pratiquez (FDA, AMF, SEC, FAA, etc.)

Lisez-ceci si vous doutez encore…

Avancez, mais prudemment et surtout… intelligemment!

Source: http://www.branchez-vous.com/affaires/benefice-net/blogues/mediabiz/2011/06/cloud_computing_un_piege_a_con.html

Steve Jobs a dévoilé hier une grande offensive pour promouvoir ses services d’informatique dans les nuages. Mais un des pionniers des logiciels libres estime que cette pratique est «pire que de la stupidité».

Le grand patron d’Apple a fait une apparition hier au Worldwide Developpers Conference de l’entreprise. C’était sa première apparition publique depuis le début de son congé de maladie.

Parmi les annonces, Steve Jobs a dévoilé son iCloud. En gros, le nouveau système de «cloud computing» d’Apple permettra de conserver ses documents sur les serveurs de la compagnie et d’y accéder à n’importe quel moment, de n’importe quel appareil (iPhone, iPad, Mac ou même PC).

Même chose avec la musique.

Avec cette annonce, Apple se retrouve en fait à la traîne des autres grands joueurs, notamment Google, Microsoft et Amazon.

Toutefois, comme il s’agit d’Apple, l’annonce risque d’accélérer l’adoption du «cloud computing» par le consommateur lambda.

Mais un programmeur et militant des logiciels libres, Richard Stallman, a déjà affirmé que l’informatique dans les nuages est un «piège».

«C’est de la stupidité. C’est pire que de la stupidité: c’est une campagne de marketing», confiait-il au journal The Guardian en septembre 2008.

Loin de se rétracter, il commentait ainsi en décembre dernier la sortie de ChromeOS de Google: «J’imagine que plusieurs personnes vont continuer à adopter ce type d’informatique imprudente parce qu’il y a un idiot

[«sucker»] qui naît chaque minute.»

Ce que craint ce créateur du système d’exploitation libre GNU?

Plusieurs choses.

Tout d’abord, les systèmes de «cloud» sont des propriétés privées. Selon Richard Stallman, les prix imbattables proposés présentement (gratuits ou 25$ par année pour iCloud) iront en augmentant.

Plutôt que de payer une fois, nous risquons de payer chaque année et à un prix qui augmentera sans cesse.

Ensuite, Stallman craint que les utilisateurs perdent le contrôle de leurs données.
Par exemple, au sujet de ChromeOS, il souligne que les documents conservés sur des serveurs externes aux États-Unis ne sont pas protégés en cas de perquisition de la police. Celle-ci doit obtenir un mandat de perquisition pour chercher votre maison, mais pas pour les serveurs d’une entreprise.

Plus inquiétant encore, les données qui voyagent dans le cyberespace peuvent plus facilement être piratées.

Un sondage réalisé lors de la conférence de pirates informatiques Defcon a démontré que 96% de ceux-ci estiment que ce service ouvre la porte à plus d’opportunités de piratage.

Les cas de piratage de Sony et de l’iTune Store récemment en sont de bons exemples.

Je ne dis pas que le «cloud computing» est une mauvaise chose: c’est la voie de l’avenir.

Je dis simplement que les consommateurs devront s’éduquer avec ces nouveaux outils et que les entreprises auront une grande responsabilité pour protéger nos documents et
informations confidentielles.

Mais les dérapages semblent inévitables.

par Patrick Bellerose

2017-02-28T12:26:38+00:00