Les Solutions One Sky
Étude de cas One Sky
Quand une cyberattaque force à reconstruire mieux qu'avant
Comment un manufacturier nord-américain transforme une cyberattaque en décision d’affaires : une reconstruction TI pensée pour sa prospérité, qui lui permet, trois ans plus tard, de vendre une de ses unités d’affaires sans démêlage
Le matin où un appel de relance devient une gestion de crise
Au printemps 2022, nous appelons ce manufacturier pour fixer une rencontre d’intégration qui n’arrête pas d’être reportée. Les contrats sont signés, mais le travail n’est pas commencé. Notre interlocuteur nous explique qu’il faut décaler encore : ils vivent un arrêt de production.
Par curiosité, nous demandons à quoi ressemble cet arrêt. La réponse arrive sans qu’il en mesure la portée : ils semblent vivre une cyberattaque.
Nous raccrochons en sachant exactement ce que ça veut dire : plusieurs centaines de travailleurs n’ont plus accès à leur poste de travail et les opérations sont complètement paralysées.
Le mandat n’est pas encore commencé et rien ne nous oblige à entrer là-dedans. Mais nous comprenons exactement l’ampleur de ce qui se passe. Avec l’information que nous avons à ce moment, nous n’avons d’autre choix que d’agir. Nous rappelons.
Le contexte
La situation
Forfait TI sans-souci et programme de sécurité signés, intégration jamais démarrée.
Le problème
Une cyberattaque frappe l’ensemble du réseau : tout gèle, partout, en même temps.
Sept décisions prises dans les premiers moments cruciaux
1
Rappeler sans mandat
L’intégration n’est pas commencée et personne ne nous demande rien : nous rappelons quand même, parce qu’une entreprise de cette taille ne traverse pas ça seule.
2
Colmater avant d'analyser
On ferme tout, puis on regarde. L’analyse vient après, jamais avant.
3
Réunir toutes les parties en quarante minutes
Dirigeants, avocat, enquêteur, bureau d’assurance et notre équipe au complet : dix-huit personnes sur une même ligne à 7 h 40, parce que chacune conditionne les décisions des autres.
4
Déployer le jour même, sur trois fuseaux horaires
Une trentaine de techniciens partent réinstaller les postes dans six installations.
5
Libérer les systèmes dans l'ordre de la production
Pas dans l’ordre logique d’une remise en service : dans l’ordre exact de ce que l’atelier doit fabriquer cette semaine-là.
6
Identifier les clients stratégiques et bâtir la communication avec eux
Avant de parler à qui que ce soit, il faut savoir quels clients pèsent le plus pour l’entreprise. Nous accompagnons ensuite la direction pour établir une stratégie de communication avec chacun d’eux.
7
Instaurer une nouvelle hygiène numérique
Passeports, permis de conduire, documents personnels d’employés dormaient depuis des années sur l’infrastructure. Nous les retirons et posons les bases d’une nouvelle hygiène numérique.
ⓘ En 2022, ces documents représentaient un risque diffus. Avec la loi 25, des renseignements personnels de cette nature exposés lors d’un incident déclenchent une obligation de déclaration à la Commission d’accès à l’information et aux personnes concernées, avec des amendes au bout.
Deux semaines pour bâtir le plan de la prochaine année
Pendant deux semaines, rencontres et discussions s’enchaînent avec la direction pour arriver rapidement à un plan de reconstruction pour la prochaine année. Chaque choix technologique part du contexte d’affaires, pas de l’ordre logique d’une remise en service.
Partir du carnet de production
Avant de choisir quoi réparer, nous posons une question d’affaires : combien de temps l’entreprise peut-elle tenir avec ce qu’elle a déjà engagé? Ici, quatre à six semaines de production. Ce coussin fixe la limite : tout ce qui alimente l’atelier doit être rétabli avant qu’il s’épuise, le reste peut attendre.
Remplacer plutôt que réparer, et le budgéter
L’ERP n’est pas récupérable et chaque poste doit être remplacé. Plutôt que d’enchaîner les réparations d’urgence, nous établissons avec la direction un budget de reconstruction de plusieurs centaines de milliers de dollars pour la prochaine année : une décision de haut niveau, coûteuse, mais planifiée.
Reconstruire autrement plutôt que remonter l'existant
Nous proposons de rendre chaque unité d’affaires autonome, isolable en quelques minutes, plutôt que de remonter le réseau tel qu’il était. C’est plus long et plus cher, et le client conteste le choix. Nous le maintenons pour deux raisons : une attaque peut revenir, et un jour une unité changera de mains, possiblement demain.
Phase 1
Capacité de produire rétablie. Les quatre à six semaines de production déjà engagées absorbent le choc : aucun client final ne ressent l’attaque.
Phase 2
Reconstruction entamée pour établir une nouvelle hygiène numérique : nouvel ERP et nouveaux postes de travail.
Phase 3
Segmentation complétée : chacune des unités d’affaires est isolée selon le modèle segmenté.
Aucun autre cyberincident depuis.
Résultat : On débranche à gauche, on rebranche à droite
La production redémarre en deux semaines et le contrôle complet revient en trois mois, sans qu’aucun client final ne ressente l’arrêt. Mais le vrai résultat de cette reconstruction n’apparaît que trois ans plus tard.
L’entreprise a l’occasion de vendre une de ses unités d’affaires. Dans ce genre de transaction, la vérification technologique est souvent l’étape qui fait glisser le calendrier : il faut démêler les courriels, les serveurs et les accès d’une unité imbriquée dans les autres, et ça se compte en mois. Sauf que chaque unité avait justement été reconstruite pour fonctionner seule.
Le transfert n’a donc exigé aucun démêlage, aucune migration de plusieurs mois, aucune renégociation. Lors de l’appel de vérification, les responsables informatiques de l’acquéreur ont rendu leur verdict : le réseau le plus propre qu’ils avaient vu, tout séparé, tout documenté. Ils ont ensuite adopté le modèle pour leurs acquisitions suivantes.
Ce que les décideurs PME doivent retenir
signal 1
Votre carnet de commandes est votre vrai délai de reconstruction
Que vous soyez manufacturier ou entreprise de services, ce que vous vous êtes déjà engagé à livrer détermine combien de temps vous tenez. Ce client avait quatre à six semaines de production engagée, et c’est ce coussin, rien d’autre, qui a protégé ses clients finaux. Combien de semaines avez-vous?
signal 2
Le plan de continuité commence par une question d'affaires
Quel client pèse le plus lourd? Qui l’appelle? Qui parle aux employés? Il a fallu de 12 à 18 heures pour répondre à la première. En pleine crise, ces heures-là coûtent cher.
signal 3
Une architecture segmentée n'est pas une dépense, c'est un actif de bilan
Elle vous protège d’une attaque, et elle vous protège le jour où vous vendez, achetez, scindez ou financez. Une TI démêlable se négocie. Une TI emmêlée se fait escompter.
⚠ Reconstruire en mode urgence coûte toujours plus cher que reconstruire en mode planifié, et les décisions s’y prennent avec un carnet de commandes qui fond.
✕ Un acheteur qui ne comprend pas votre infrastructure ne vous demande pas d’explications : il retranche le montant du doute au prix de vente.
Évaluez votre posture avant qu'un acheteur le fasse pour vous
Notre forfait TI sans-souci et notre programme de sécurité couvrent la prévention, la surveillance continue et la réponse aux incidents. Ce cas démontre autre chose : la façon dont votre TI est architecturée détermine ce que vaut votre entreprise le jour d’une transaction.
Segmentation et isolation
Chaque unité d’affaires fonctionne seule et se coupe du reste en quelques minutes.
Continuité testée, pas théorique
Plan de reprise, sauvegardes restaurables et exercices de simulation.
Documentation prête pour une vérification diligente
Ce qu’un acheteur, un assureur ou un donneur d’ordres demandera à voir.
Prêt à passer à l'action?
Un audit de départ, sans engagement, pour savoir ce qu’un acheteur verrait dans votre infrastructure demain matin.
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